La   Vraie   Bataille    d'Alger    en   1957







Deuxième Partie de la Bataille d'Alger :




Nous n'étions plus dans l'inconnu :
 

Dans la « deuxième Bataille d'Alger »,  on a pu compter pleinement sur le soutien des policiers,
de la D.S.T. en particulier.

L'organisation du commandement a revêtu un caractère qu'elle n'avait pas antérieurement :

La recherche des poseurs de bombes se focalise sur la casbah.

Alger la place du cheval


 

Au cours du mois d'août,
 

La Une de l' Echo d' Alger du mardi 27 Aout 1957.

Alger journal echo d'alger 1957



La relève de   Bigeard   par   Jeanpierre,
dans les premiers jours de septembre, va donner au 1er R.E.P. l'occasion d'achever la Bataille d'Alger.

Dans le contexte trés lourd de cet été de 1957,
  • Le mardi 24 septembre :
     
    • Les bérets verts,   les zouaves   et les gendarmes   cernent depuis trois heures du matin
      l'un des quartiers de la Casbah où se trouve la  rue Caton  qui donne sur la place Rabbin Bloch.
       
    les Paras dans la casbah 1957                  

    Alger les paras dans la casbah
     
    • Le filtrage et le contrôle d'identité
      des habitants commencent à quatre heures.

      Une indicatrice avait eu l'idée de mettre de la peinture rouge au creux de ses mains.

      Ainsi tachait-elle dans le dos et
      faisait-elle repérer à son insu l'agent de liaison
      qu'elle rencontrait dans la foule, parfois même
      lui passait-elle un pli dont elle était chargée.
       
    • C'est alors que la rue Caton
      attira l'attention de nos observateurs :

      Ils avaient remarqué l'entrée d'hommes tachés de rouge qu'on ne voyait pas ressortir, sans doute
      parce qu'ils quittaient l'immeuble par une autre issue.
       

      Par contre,
      une fillette de six ou sept ans  franchissait
      la porte du 4,   traversait les escaliers
      de l'étroite ruelle et entrait au 3.
      C'était elle qui, en fait, assurait le dernier relais.
       
    • Le colonel JeanPierre
      pénètre le premier dans le repaire  :


       

      une maison à petites fenêtres et couloirs très étroits,   au premier étage,  un patio sur lequel
      donnent des chambres,  un couloir conduisant à une cuisine moderne et un escalier.
       
    • En haut de celui-ci,
      un mur sur lequel un panneau d'une quarantaine de centimètres paraît avoir été rajouté.
      Attaqué à la pioche par les soldats,  le mur perd ses premiers moellons et laisse apparaître

      Yacef Saadi,   presque nu,  qui lance une grenade offensive sur les légionnaires et
      tire une rafale de mitraillette.
       
    • Le colonel Jeanpierre et un adjudant-chef sont blessés.
      Des pourparlers s'engagent entre les officiers du 1er régiment étranger parachutiste et Yacef qui,
      se sachant identifié et dans l'incapacité de s'échapper, accepte de se rendre.

      Il demande à ne pas être séparé de la jeune  Drif Zohra   qui, nue elle aussi, se trouve à ses côtés
      (condamnée à mort par contumace pour l'affaire des bombes du Milk-Bar et du Coq-Hardi).
       
    • Tous deux sortent alors de leur réduit, après qu'on leur ait fourni des vêtements
      Yacef, qui souffre d'une angine, sollicite des soins.


    Yacef Saadi lors de sa capture le 24 Septembre 1957.

    Alger Arrestation Yacef Saadi


    Dans les milieux musulmans,
    • où la nouvelle s'est répandue en quelques heures,

      «  il semble que se manifeste comme une gêne  »,   écrit le correspondant particulier du Monde.
       
    • On se montre déçu de la faible résistance opposée par Yacef Saadi.
       
    • On établit même un parallèle entre sa reddition et le combat qu'ont livré,
      avant de mourir, ses deux adjoints Mourad et Ramel.
       
    • Yacef Saadi,

      dont l'imagination d'un grand nombre faisait un être  insaisissable,
      est mis,   le lendemain de sa capture,  dans la villa mauresque d'El Biar,
      P.C. du 1e. régiment étranger parachutiste, en présence des membres de la presse autorisés
      à le photographier,   ainsi que Zohra Drif.


    Mais cette double arrestation ne nous suffit pas.
    • Il reste Ali la Pointe .


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