Les Mythes du 17
Octobre 1961
 
Le Mythe de la Manifestation pacifiques avec femmes et enfants.
- Au Sénat,
nous avons entendu les grands discours des sénateurs de gauche,
qui nous parlent de la manifestation pacifique avec femmes et enfants du 17 Octobre 1961.
- Il n’y a pas eu, une manifestation pacifique,
mais, de nombreuses manifestations, en plusieurs points de la Capitale, et en banlieue,
certaines, violentes, avec des dégradations importantes, d’autres plus calmes, une ou deux pacifiques,
avec femmes et enfants.
- En trois endroits, il y eu des échanges de coup de feu!
- Oui, les forces de l’Ordre ont matraquées les manifestants, mais, matraquer n’est pas tuer.
- Avant de détailler, chaque manifestation, voici, pour se rendre compte,
de la situation, en ce mois d’Octobre 1961,
quelques chiffres, que personne ne peut contester :
- Le FLN, entre Janvier 1956  et  le 15 Octobre 1961,
a commis, 10.472 attentats, faisant 4.123 morts et 8.450 blessés.
- Répartition :
- Policiers 61 morts 384 blessés
- Militaires 43 morts
- Métropolitains 82 morts 629 blessés.
- Musulmans 3.937 morts 7.437 blessés.
le journal Le Monde du 29 Septembre 1961.

Les Manifestations.
- Aux abords du Pont de Neuilly,
- les forces de ordres, en nombre insuffisant, barrent
le
boulevard Général de Gaulle, à Puteaux,
et, repoussent, trois assauts de manifestants, de 1000, 2000, puis 4.000 manifestants, encadrés par les gens du FLN.
- Vers 20 heures 15, entre le Rond-Point de la Défense et le pont de Neuilly,
un harki de la police supplétive, est pris à partis par l'encadrement du FLN, il tire pour se dégager,
il y a des échanges de coup de feu, entre manifestants et forces supplétives, pendant trente minutes.
- Après le retrait des manifestants du Pont de Neuilly,
on découvre, Boulevard Général de Gaulle, à Puteaux, à plus de 1.400 mètres, du pont de Neuilly,
deux cadavres, M. Deroues Abdelkader, tué par balles, et M. Achemoune Lamara, retrouvé mort,
dans une camionnette, tué,  lui aussi par balle, l’autopsie constatera une strangulation.
- Les balles extraites, des deux cadavres,
figurent au Cahier des scellés de balles, avec les précisions suivantes   :
- date,   N° de l’entrée à l’IML,   nom,   nombre de projectiles et précisions sur l’arme,
date de remise au greffe correctionnel ou à une autre instance, par ex., Brigade des agressions et violences.
- Le rapport du commissaire de cet arrondissement,
rédigé le 17 Octobre 1961, à 23 heures, indique que trente bidules, (nom donné aux longues matraques des policiers),
ont été cassées et remplacées pendant la confrontation au Pont de Neuilly, que les forces de l’ordre,
ont subi trois assauts de manifestants, encadrés par les gens du FLN.
Le Rond-Point de la Défense en 1958.

- Boulevards Poissonnière et Bonne Nouvelle,
- la manifestation est composée de 3.000 manifestants, encadrée par les gens du FLN,
un car de police est attaqué, il y des échanges de coup de feu.
- Là, va commencer,
le début du mythe, car, un journaliste déclare, qu’il a vu la police, tirer dans le tas,
et, qu’il y aurait eu, plus de dix morts, personne, ne confirmera ses dires.
- A cet endroit, il y eu sept blessés par balles,
lors de tirs des forces de polices, avec répliques de l’encadrement du FLN.
- Il y eu un troisième mort, M. Guy Chevalier, devant le cinéma REX, qui, dans un premier temps,
ne sera pas compter comme mort, lors de cette manifestation, car il n’était pas FMA !.
Jean-Luc Einaudi, prétend, qu’il fut tué, délibérément,
par les CRS à coup de crosse, il est le seul à prétendre cette version macabre.
Le cinéma Le Berlitz sur les boulevards le 17 Octobre 1961

- Secteur de Saint-Michel et Saint-Germain, et ses environs.
- La manifestation est composée de 2.500 manifestants encadrée par les gens du FLN.
- Boulevard Saint-Germain, à hauteur de le rue de Bellechasse,
les manifestants tentent de forcer le barrage de police pour se diriger vers l’Assemblée Nationale.
Le commissaire du 7° arrondissement précise :
« L’action fut d’une extrême violence, les FMA voulant forcer le barrage pour poursuivre leur marche »
- Place Saint Sulpice.
- Près du jardin du Luxembourg, à la hauteur de la rue Malebranche,
des coups de feu sont échangés, entre les forces de l’ordre et un petit groupe de manifestants.
- Des témoins confirment,
la présence de plusieurs hommes de type nord-africain armés de pistolets mitrailleurs.
- Les secteurs de la Concorde / Etoile.
- Des milliers de manifestants sont interpellés lors de leur sortie des bouches du métro,
ces interpellations restent d'un calme relatif comme le montre les photos prisent ce jour-là.
- Courbevoie.
- Les membres du FLN tentent d'obliger des Nord-Africains à aller manifester,
des bagarres ont lieux.
- La manifestation composée de 3.000 personnes bloque la circulation, les automobilistes se groupent,
et, armés de manivelles, chargent les manifestants et rétablissement la circulation.
- Dans certains secteurs,
notamment au rond-point de la Défense et sur les grands boulevards,
des dégradations ont été commises, à Courbevoie, un autobus a été lapidé et le chauffeur blessé.
La manifestation pacifique du 17 Octobre 1961
Revue de presse.
- Voici, mot pour mot, les commentaires de certains journaux,
datés du 18 ou 19 Octobre 1961, qui ont commenté les incidents de la journée du 17 Octobre 1961.
- Express, journaliste M. Derogy Jacques :
« Je me trouve devant la piscine Neptune, boulevard Bonne-nouvelle,
quand claquent les premières détonations, au travers de la chaussée, je vois tirer d’un car de police.
C'est le chauffeur, qui prit de panique à tirer.
J'aperçois sept corps allongés, deux algériens sont couchés, inertes, cinq autres sont entassés. .....
A minuit, des responsables FLN,
vinrent discrètement, enlever les corps encore étendus à la terrasse du café du Gymnase. »
- Ce même journaliste nous raconte, l’incident au Pont de Neuilly.
« Un premier choc, s'est produit au pont de Neuilly,
où des harkis attendaient une immense colonne descendue de Nanterre et de Puteaux.
Un harki tira une rafale de mitraillette,
tuant un garçon de 15 ans, une fusillade s'ensuivit pendant une demi-heure. »
- Le Figaro.
« 21h 40. Des Nord-Africains tirent sur des cars de police, à la hauteur du 25 boulevard Bonne-Nouvelle,
les policiers ripostent, sept Nord-Africains sont blessés. »
le journal Le Parisien du 18 Octobre 1961.

- France soir journalistes Henry Pignolet et Michel Croce Spinelli.
« Au abord du pont de Neuilly,
une fourgonnette est arrivée, bondée de femmes et d'enfants en bas âges, un musulman en est sortie,
sous la menace d'un harki, membre des forces suplétives.
Il est 20 heure 15, des membres du FLN, présent sur place,
tentent de désarmer le harki, qui tire pour se défendre, un garçon de 15 ans est tué, une fusillade éclate.
Elle va durer une trentaine de minutes, les harkis tirent, les musulmans répondent en reculant. »
« Boulevard Bonne-Nouvelle,
un car de police est bloqué dans le flots de voiture,
les manifestants marchent sur lui,
le conducteur descend de son siège, il est blême, il hurle :
Le premier qui avance, je fais feu .
les manifestants foncent sur lui, il tire en l'air.
Des policiers casqués et portant des gilets pare-balles accourent, prêtent main forte au policier,
en tirant à leur tour,
sept hommes restent sur le trottoir, l'un d'eux devait succomber. »
le journal France - Soir du 19 Octobre 1961.

- L' Humanité.
« Boulevard Bonne-Nouvelle, un drame sanglant allait se jouer,
à hauteur du restaurant Le Gymnaste, la tête du cortège se heurta à un car d'agent de police,
le chauffeur descend et tire un coup de feu en l'air.... ce fut le signal,
Aussitôt, les agents descendent du car et vident leur chargeur sur les manifestants..... »
- Le Monde.
« Au abord du jardin du Luxembourg, à la hauteur de la rue Malebranche,
des coups de feu sont échangés, des témoins aperçoivent plusieurs hommes de type nord-africain,
qui s'enfuient armés de pistolets mitrailleurs. »
- Libération.
« Sur les Grands boulevards, vers 21h 45,
au café-tabac, le grand comptoir, une violente charge couche huit Algériens sur le sol. »
Rien sur les coups de feu !!!!!
« A Etoile, au coin de l'avenue Wagram,
une trentaine de femmes avec enfants hurlent en arabe ou en français :
elles hurlent leur vie intolérable !!!!
Une jeune Française parmi ses camarades algériennes, est la plus acharnée !!! »
« Au quartier Latin, la police charge,
et bientôt, les cars de police sont pleins de victimes saignantes et gémissantes :
des bras et des jambes d'hommes, évanouis pendaient par les fenêtres !!!!!! »
Un car de police plein de victimes saignantes et gémissantes.

- Dans son journal du 19/10/1961,
Libération, revenait dans un texte encadré, sur les coups de feu, sur les grands boulevards,
Je cite :
"France-Soir, relate la scène du boulevard Bonne-nouvelle,
description de l'article de France-Soir.
Libération concluait ainsi :
"Un de nos reporters,
assistait à cette scène, à aucun moment, les manifestants n'ont menacé le chauffeur,
pas plus que les autres policiers descendus de ce véhicule !!!! »
- Le Parisien Libéré .
« A hauteur du restaurant Bertin, au-delà de sablons,
une fusillade s'engage entre policiers et manifestants, un supplétif dut tirer pour dégager les autres policiers. »
« Sur les Boulevards, les forces de l'Ordre durent faire usage de leurs armes,
plusieurs Nord-Africains furent abattus devant la terrasse d'un café-tabac, au 26 boulevard Bonne-Nouvelle.
Les manifestants se dispersèrent par la rue du Sentier et la rue Aboukir, certains furent appréhendés.
Vingt-six d'entre eux furent capturés par les CRS, alors qu'ils s'engouffraient dans le cinéma REX.
D'autres Nord-Africains, ouvrirent alors le tir contre un car de police, il s'ensuivit une nouvelle fusillade. »
La Une du Figaro du 18 Octobre 1961.

A la lecture de ces articles,
- rédigés le 17 ou le 18 Octobre 1961,
on peut se rendre compte de la différence des récits, ou bien de la similitude de certaines phrases,
identiques à la virgule près, il est incontestable que certains journalistes, n'ont rien vu
de ce qui décrivent dans leurs articles, Mais, aucun de ces journaux, de toutes tendances,
ne parle de Nord-Africain jetés dans la Seine, ni de centaines de morts,
- A 23 heures, le calme est revenu sur la capitale.
Des cars de police étaient stationnés aux points névralgiques,
au métro Pont de Neuilly,
au Faubourg Poissonnière, devant le cinéma Rex, et en d'autres points de la capitale.
Le bilan de ces manifestations, du 17 Octobre 1961, est au maximum de 3 morts.
- Ce chiffre sera confirmé par le Rapport de M. Mandelkern,
qui listera les noms des 7 victimes des journées du 17 au 21 Octobre 1961.
Paragraphe 2.3.5 Les victimes des manifestations.
- La consultation des dossiers de la police judiciaire,
ainsi que d'autres pièces d'archives de la préfecture de police, permettent d'établir la liste de ces 7 noms.
- Abdelkader Deroues, retrouvé mort, tué par arme à feu,
le 17 Octobre 1961, vers 21 heures, avenue du Général de Gaulle à Puteaux, après le reflux de la manifestation.
- Lamara Achemoune, retrouvé mort, tué par arme à feu,
le 17 Octobre vers 21 heures, dans une camionnette stationnée avenue du Général de Gaulle à Puteaux,
d'après le dossier d'enquête, l'autopsie a également constaté une strangulation.
- Guy Chevalier, mortellement blessé, le 17 octobre 1961,
devant le cinéma REX, boulevard Bonne Nouvelle , vers 21 heures.
La mort est due à des coups de crosse sur la tête, reçus pendant une charge.
Puteaux, Avenue de la Défense.
  Retour sommaire 17 octobre 1961