Le 21 de la
rue Emile-MaupasP.C. du Chef du G.R.E.
Le 21 Rue Emile Maupas.
- Comment,
cette tranquille maison mauresque, est-elle devenue le PC du G.R.E. du Capitaine Léger.
- Au début de la présence Française, cette rue portait le nom de rue de l'Etat-Major,
elle partait de l'impasse Bruce pour rejoindre l'interminable rue de la Casbah.
- Dans cette rue, très prisée dans ces années là,
on trouvait, l'ancienne demeure de Mustapha Pacha, plus vaste que belle, diront certains,
l'Intendance Militaire, installée dans la plus vaste maison mauresque, le Tribunal de Première Instance,
qui communique avec la Cour impériale, dont l'entée était dans l'impasse Bruce.
- Pendant un temps, il y eu même un théâtre pour la troupe, dans une maison mauresque.
La Cathédrale Saint-Philippe et le Palais d'Hiver.
à droite, la petite rue Frédéric Ozanam avec son école coranique qui ne pouvait accueillir que 12 éleves.

- Vers 1873, on trouvait, dans cette immense rue :
- Au début, dans un l'immeuble de trois étage, construit par les Français :
- au 1, une épicerie, tenue par Grasset,
- au 2, une maison meublée, tenue par Dame Pitaux,
un sculpteur, M. Latour, des tailleurs, M. Birac et M. Ribert.
- Un peu plus loin :
- Au 5, Une institutrice, Melle Battarel,
- au 6, une droguerie, tenue par M. Durand Jean, vente de Gros, demi-gros et détail.
- Au 8, un magasin d’articles pour fumeurs, tenu, M. Bouzan.
- Au 16, une Maison meublée, tenue par M. Lenié.
- Au 21, dans le futur PC du GRE, des menuisiers-ébénistes, M. Bastelica et M. Carette
- Au 22, une épicerie, tenue par Antonio Mayence.
- Plus tard, cette rue de l'Etat-Major, deviendra pour sa partie basse,
la rue Emile Maupas, puis après la rue Socgémah, elle deviendra la rue du Docteur Ben Larbey.
Alger Un coin de la Casbah.

- Mais revenons, à cette bataille d'Alger,
au 31 Mars 1957, il ne reste pas grand-chose de l'organisation politico-militaire du F.L.N,
seul subsiste, Yacef Saadi, calfeutré dans ses caches de la casbah.
- Mais les attentats vont reprendre, dés le début du mois de Juin.
- Le 3 juin 1957, un lundi, quatre comparses de Yacef ,
vêtus de bleus de travail de l'E.G.A, déposent trois bombes à l’intérieur des lampadaires.
Ces trois attentats feront huit morts,
dont trois enfants et quatre-vingt-douze blessés, dont certains seront amputés.
Une chape de béton est retombée sur Alger.
- Le Dimanche 9 Juin, jour de Pentecôte, à 18h30, c'est le drame du Casino de la Corniche,
Dix morts et quatre-vingt-cinq blessés, dont dix dans un état désespèré.
- Le mardi 11 juin 1957, jour de l'enterrement des dix morts, une grève surprise est déclenchée.
Dans l'après-midi, Alger va vivre dans la fièvre,
à Bab-el-oued, des ratonnades, et des magasins musulmans sont dévastés.
Au soir, on comptera Six morts, cinq musulmans et un européen.
Le couvre-feu est avancé à 21 heures.
- Pour le Ministre Robert Lacoste,
le remède est clair, il faut recommencer l'action et détruire les dernières cellules terroristes.
Alger la salle du Casino après l'attentat.
- Quelques jours plus-tard,
les hommes du Capitaine Leger commenceront leur action dans la casbah.
- Premier objectif,
faire annuler les ordres du FLN, sur l'interdiction des jeux, des cigarettes et de la radio.
Rapidement, le F.L.N. est mis en échec.
- Puis les hommes de Leger,
s'occupèrent des groupes de choc du FLN qui sévissaient dans la casbah.
- Les troupes de choc étaient de tous petits groupes de jeunes sans armes,
qui imposaient la terreur chez les musulmans de la casbah, en leur interdisant,
la radio, la boisson, et éventuellement les jeux!
- Les hommes de Leger patrouillent dans les rues et rapidement des interceptions ont lieu.
Pas d'arrestation et pas de tortures, les anticolonialistes vont être déçus,
simplement, on confisque à ces caïds en herbe, leur cartes d'identités,
car sans papier, ils sont à la merci d'une arrestation par les patrouilles militaires.
- Les interceptions ont lieu au milieu de la foule, dans les bains maures et aux terrasses des cafés.
- Rapidement, l'ambiance se transforma complétement,
et la casbah retrouva rapidement la physionomie d'avant les attentats.
Les paras dans une rue de la casbah.
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