Les Mythes du 17
Octobre 1961
 
Le Mythe du Silence d’Etat.. (suite).
- Le journal Le Monde,
dans un, de ses nombreux articles, sur cette journée du 17 Octobre 1961,
nous parle de l'intervention du député Eugène-Claudius Petit, lors de la première séance
de l'Assemblée Nationnale, du lundi 30 octobre 1961, journal officiel du 31 Octobre 1961, N° 78.
- Le Monde targue, de l'intervention de ce député,
lors du débat sur le projet de loi de finance du ministère de l'Intérieur, mais le député n'apporte aucun chiffre,
c'est un humaniste, qui compare la police française au SS de Hitler,
c'était tellement facile.
- Le seul chiffre qu'il donne, c'est sur les blessés, environ 610, d'après ses estimations.
- Mais, il reproche surtout à la police, de ne pas avoir arrêté les meneurs, ce qui est complètement faux,
car les chiffres de novembre 1961, montrent que le FLN a été en partie démantelé, dans la région parisienne,
à partir du 18 octobre 1961, par l'arrestation, qu'un nombre important de ses membres.
- Je cite, l'épilogue du député Eugène-Claudius Petit, ce jour-là :
« Faudra-t-il donc voir prochainement,
car c'est la pente fatale, la honte du croissant jaune, après avoir connu celle de l'étoile jaune ».
- Mais, pour être honnête, ou, simplement impartial, le journal Le Monde,
aurait dû citer également, l’intervention de M. Michel Junot, dans la deuxième séance,
et la réponse du député Jean Marie le Pen, à Eugène-Claudius Petit, lors de la troisième séance,
de cette journée du 30 octobre 1961.
Arrestation des manifestants le 17 Octobre 1961.

- Je cite le député Michel Junot :
« Pour les huit premier mois de l'année 1961, les interventions de la police parisienne,
pour les affaires de droit commun, ont dépassé le nombre de 120.000, mais, outre
les questions de droit commun, la préoccupation essentielle est le maintien de l'ordre dans la Capitale.
Les policiers ont subit depuis des mois,
des attentats, qui leur donnent parfois, étant donné les circonstances dans lesquels, ils sont commis,
et étant donné surtout les suites, qui leur sont données, l'impression, que la police n'est pas défendue,
comme elle le devrait, par les autres corps de l'Etat, et, en particulier par la justice......
En effet, nous devons déplorer, que depuis un an,
Vingt-trois attentats commis, contre des agents de police, dans le département de la Seine,
n'aient encore eu aucune suite judiciaire, malgré, l'arrestation des coupables ! ».
- Cette accusation, à mots couverts, de la justice et des avocats du FLN,
sera également invoquée, lors de la séance du Mardi 31 Octobre 1961, au Sénat !
- Je cite le député Jean Marie Le Pen :
« Il ne faut pas non plus, que la responsabilité de cette journée,
soit exclusivement laissée à la police parisienne, elle a payé un lourd tribut, des dizaines
de ses membres sont tombés sous les coups des tueurs du FLN, laissant des dizaines et
des dizaines d'orphelins, réduits à vivre avec une demi retraite, accordée aux veuves
de ces soldats tombés au champ d'honneur.
Mais, chaque policier qui sort de chez lui, porte,
lui aussi, mon cher collègue Eugène Claudius Petit, son étoile jaune, je veux dire son uniforme,
et à chaque pas, il se demande, s'il ne va pas être abattu, lâchement dans le dos.
Or, mes chers collègues, qui portent la responsabilité ?
Est-ce la masse musulmane,
encadrée par les tueurs du FLN et contrainte de descendre dans la rue sous peine de mort ?
Le lendemain de cette manifestation du 17 octobre, à Fontenay-aux Roses,
800 malheureux musulmans, et leur famille attendaient sous la pluie, que les responsables
du FLN, veuillent bien les autoriser à regagner leurs logements.
Seuls les hypocrites, prétendent que cette manifestation était pacifique. ».
- Suite à cette intervention le débat repris son cour normal.
Retour en Algérie pour certains manifestants du 17 Octobre 1961.

- Le Mardi 31 Octobre 1961,
au Sénat, séance de questions orales avec débat, sur les manifestations d'algériennes dans la région parisienne,
Extrait du Compte rendu intégral parut au journal officiel N° 43 du Mercredi 1 Novembre 1961.
- M. Jacques Duclos. communiste
« Le Préfet de police prétend,
que les manifestants auraient tirés les premiers, C'est la tentative classique de justification. »
Puis M. Duclos cite la presse :
« Un journal du soir,
relatant un premier heurt qui s'était produit à Nanterre, donnait les détails suivants, un coup de feu éclate,
le harki se jugeant menacé, un des hommes a saisi sa mitraillette, a tiré tuant un garçon de 15 ans,
c'est le début de la bagarre » .
puis il cite France-Soir.
« Les voitures sont bloquées, parmi elles, un car de police occupé, seulement par son conducteur,
celui-ci prend peur, descend de son siège, le pistolet à la main, il tire sur les Nord-Africains,
des gendarmes casqués accourent, chargent le cortége.
Une vingtaine de coup de feu sont tirés... La chasse à l'homme commence. »
Enfin, M. Duclos, cite des témoignages verbaux d’algériens, sur le nombre incalculable de morts ce soir-là.
Dans cette litanie de témoignages verbaux, j'ai retenu celui-ci, je cite M. Duclos :
« Un Algérien, questionné par France-Soir,
a donné des renseignements supplémentaires, sur la méthode, consistant à jeter les Algériens dans la Seine.
Il déclare :
« Mercredi 18 Octobre, le soir des manifestations à Nanterre, il était onze heure du soir, près du pont du château.
Une trentaine d'Algériens sont ramassés, roués de coups, ils sont jetés dans la seine du haut du pont par les policiers.
Une quinzaine d'entre eux ont coulé,d'autres essayaient de regagner le bord, mais les agents leur tiraient dessus.
Combien ont pu s'en sortir ?
Nous sonnes restés trois heures dans l'eau, finalement une péniche nous a repêchés » »
M. Duclos, termine son discours,
en demandant au Ministre, de négocier avec le GPRA, afin que l'Algérie devienne algérienne.
Notes :
- En réalité, M. Duclos n'a pas lu cet article dans France Soir, mais,
il a lu dans Témoignages et Documents, n° 34 de Novembre 1961, paru fin Octobre 1961, édito qui fait apologie du FLN,
car, M. Duclos a fait la même erreur de date, que ce torchon à la gloire du FLN.
Mais, nous reviendrons sur ce témoignage dans la dernière partie de ce document, intitulée :
Le Bobar du massacre du 17 Octobre 1961
- Comme tous les communistes, M. Jacques Duclos,
mélange des vérités et quelques mensonges, en modifiant volontairement les articles des reporters de France-Soir.
- Il n'apporte lui aussi aucune preuve, si ce n'est le témoignage verbal du journaliste de Libération, Jean-Francis Held,
qui prétend, d'après M. Duclos, avoir vu dans les bidonvilles de Nanterre, un cadavre nu, criblée de balles,
je cite l'article de M. Held :
« J’ai fait quelques pas entre les masures, dans la boue fétide, j'ai rencontré quelques ouviers marocains, ...
voyant un attroupement d'autres hommes se sont approchés. J'allais leur parler, je n'en ai pas eu le temps. »
Qui ment M. Duclos ou M. Jean-Françis Held ?
Les Traites Communistes, collabos du FLN.

- Gaston Defferre socialiste
« Je ne me contenterai pas de citer des journaux !
J'ai ici, dans mon dossier, toute une série de plaintes,
que j'ai reçues, dès que l'on a appris, que cette question orale avec débat, allait venir en discussion au sénat. »
Je citerai simplement, deux témoignages, afin de montrer, le type de témoins cités par M Defferre. :
« J'ai dans mon dossier un plainte de M. B..., adressée au juge d'instruction, le 12 octobre 1961 »
Dans cette plaine de M. Mohamed Badache, car il s'agit de lui, il affirme :
« Le brigadier tenta de m'étrangler avec sa cravate, je ne pouvais plus me tenir debout. »
Plainte de M. K… :
« C'était un brigadier gros, costaud, âgé de quarante ans, ayant l'accent des Français d'Algérie. »
et M. Defferre de préciser :
« Car dans votre police, monsieur le Ministre,
il y a pas mal de ces Français d'Algérie, qui essaient d'instaurer ici les mœurs qui règnent là-bas »
Je passerai, sur les divagations de M. Defferre, précisant que 90 % des policiers font partis de l'OAS.
En conclusion M. Defferre, propose la création d'une commission au Sénat.
- M. Bernard Lafay élu de Paris, demande la parole pour répondre aux accusations de M. Duclos et de M. Defferre.
« Je connais ses hommes et ses chefs.
Il ne sera pas permis que leur honneur, soit attaqué, sans que la vérité des faits, soit opposée aux égarements de l'esprit partisan.
Je suis prêt pour ma part, à accepter une commission d'enquête, si elle présente des conditions d'impartialité véritable.
Le terrorisme FLN est né, non pas du désespoir,
comme le prétendent certains, mais de la volonté systématique d'éliminer les contre-révolutions,
c'est à dire, les Algériens musulmans, qui pour des raisons diverses, se refuser à collaborer au combat contre la France.
La première condition de survie pour le travailleur Algériens est de cotiser régulièrement au FLN.
Depuis cinq ans, tout Algérien qui ne cotise pas, ou qui n'adhère pas au FLN, est un condamné à mort en sursis.
On rapporte de prétendus sévices, sans établir la véracité des témoignages, et c'est pourquoi,
je renouvelle mon accord pour une commission d'enquête honnête.
Pendant que tant de belles âmes, s'apitoyaient sur les assassins,
les policiers parisiens comptaient et recomptés leurs morts et leurs blessés.
Et voilà, qu'une certaine presse française,
imprime sans broncher, sans protester, une déclaration ignoblement hypocrite,
venue de Tunis, où M. Mohammed Yazid ose déclarer au nom du GPRA, le 22 Octobre :
« Aucune exécution de policier français n'est ordonné sans que le coupable ait été jugé criminel »
Ainsi, le GPRA, non seulement fait assassiner nos policiers,
uniquement parce qu’ils portent leur uniforme, mais il vient encore insulter leurs cadavres.
Mes chers collègues, pour contredire les mensonges de Mohamed Yazid,
et pour nous borner aux faits les plus récents, quatre policiers parisiens ont été abattus en Aout, sept en Septembre,
et en Octobre, Treize en une semaine!
Sur ces 24 victimes, 23 n'avaient jamais participé à l'action contre le FLN.
Un seul, le brigadier Granjouan a effectivement pris part à cette lutte :
Le brigadier Drolet tombe, mortellement frappé, par un tueur du FLN, le 28 Mai 1961,
son collègue Granjouan, appréhende sur-le-champ, cet assassin avéré, pris en flagrant délit.
La procédure judicaire est conduite suivant les règles établies pour protéger le personnel de la police.
Jusqu'à l'audience, il n'existe aucune possibilité permettant d'identifier le Brigadier Granjouan.
Lors de l'audience, le brigadier n'a pas témoigné.
Seuls les avocats de la défense ont eu connaissances des pièces de procédure versées au dossier,
où, se trouvent consignées, les circonstances de l'arrestation de l'assassin du brigadier Drolet,
et par conséquence l'identité du brigadier Granjouan.
Seuls les avocats ont pu renseigner le FLN.
Quelques semaines après, le brigadier Granjouan tombe sous les balles des tueurs du FLN.
»
M. Lafray termine son discours par :
« Le Peuple, le vrais peuple de Paris a compris,
que son dévouement a seul évité que des incidents aujourd'hui évoqués ne dégénèrent en tragédie. »
La Dépéche d'Algérie du 20 Avril 1962.

M. Charles Fruh Indépendant prend la parole :
« Le dépôt des deux questions orales avec débat de MM. Defferre et Duclos,
sur les questions de mesures discriminatoires raciales et d'actes de violence commis par les forces de police,
nous amène à préciser, au nom du groupe indépendant, notre position.
Presque chaque jour, durant ces derniers mois, la police voit certains de ses membres,
lâchement frappés comme le sont également les musulmans qui résistent aux injonctions du FLN.
Aussi, regrettons-nous, qu'une mesure trop générale et trop sévère,
dont l'efficacité a d'ailleurs été prouvée, n'ait pas permis de séparer le bon grain de l'ivraie. »
M. Fruh conclut :
« Force m'est alors de porter mes regards vers le Gouvernement et de lui dire que,
l'incertitude de sa politique algérienne, ses faiblesses, ses reculs constants, ses échecs, les abandons de positions que ,
suivant une formule célébré « « on avait juré de défendre » », ne pouvaient qu'inciter le FLN, à porter
la guerre civile
sur notre sol, en se livrant à une première épreuve de force, qui ne constitue, je le crains, qu'un prélude. »
M. Abdelkrim Sadi prend la parole :
« Je voudrais rappeler ici les paroles du général De Gaulle, qui a dit que le problème algérien était posé depuis cent trente ans. »
Puis M. Sadi énumère tous les sévices que subissent les algériens en Algérie, et maintenant en France.
Notes :
M. Sadi a longuement parlé de ce qui se passait en Algérie, mais presque rien sur la manifestation du 17 octobre.
M. Youssef Achour Rassemblement démocratique Algérien.
« Des évènements d'une gravité exceptionnelle,
se sont produits en métropole et tout particulièrement en région parisienne le 17 octobre et les jours suivants.
Chacun a encore présent à la mémoire, pour en avoir été le témoin,
ou pour les avoir appris par la presse, le déroulement de ces journées douloureuses aux conséquences incalculables. »
Puis M. Youssef Achour, comme M. Sadi, énumère tous les sévices que subissent les Algériens.
Notes :
M. Youssef Achour a très longuement parlé de ce qui se passait en Algérie, mais presque rien sur la manifestation du 17 octobre.
Il fait référence comme beaucoup d'orateurs, aux articles parus dans la presse
Le Journal du Dimanche-Soir du 13 Août 1961.

- M. André Fosset prend la parole.
Il nomme M. Chauvin Adolphe, qui fait partie comme lui d'un département de la région parisienne.
Le discourt de M. Fosset est un long plaidoyer pour les droit de l'homme, rien ou presque rien sur les manifestations.
- M. Bertaud Jean prend la parole :
« Je crains fort, que mes propos,
ne rejoigne pas dans ses conclusions les interventions de quelques-uns des orateurs qui m'ont précédé.
Je m'en excuse par avance au près d'eux.
Le prise de possession de la rue par des éléments, soigneusement encadrés et susceptible d'obéir aux pires consignes,
pouvait constituer un péril grave auquel le Gouvernement avait l'impérieux devoir de parer.
M. Duclos assure,
que le caractère pacifique d'une manifestation est marqué par la participation massive des femmes et des enfants.
Pour une kermesse, peut-être, M. Duclos, ou pour une ducasse, ou pour une fête de patronage.
Mais, pas, lorsqu'on entend protester, revendiquer, tenir la rue, briser des vitrines, et renverser des voitures.
Ces choses-là, ne sont pas des distractions pour les mères de famille et des nourrissons.
M. Duclos, permettez-moi de vous citer une parole de l’'Evangile, qui me parait s'adapter parfaitement à votre cas.
« Vous voyez la paille qui se trouve dans l'œil de votre voisin, mais vous ne voyez pas la poutre qui est dans la vôtre ».
J'ajouterai avec votre permission,
le « is fecit cui prodest » des romains, et cela explique sans doute pourquoi,
vous vous érigez en défenseur de l'émeute en puissance et d'accusateur partial des forces de l'ordre.
Je vais me tourner vers M. Defferre, dont la question orale a été bloquée avec celle de M. Duclos.
Notre ami, que je ne croyais pas tellement sanguinaire,
réclamait, voilà quelques jours à peine la guillotine et le peloton d’exécution pour ertaines catégories de perturbateurs.
Cependant, il ne niera pas,
que la meilleure façon de ne pas subir, les conséquences d'une manifestation, c'est de ne pas y participer.
C'est un conseil de prudence que nous tenons de nos ancêtres provençaux, gens particulièrement de bons sens et sages.
Je vais me permettre de lui rappeler en empruntant la langue de Mistral qui nous est commune :
« « Sera resta din tourn oustau la banna d'au biou t'aurie pa pa mau ! » »
ce qui signifie en bon français :
« « Si tu étais resté chez toi, le bâton blanc des agents ne t'aurait pas fait beaucoup de bosses ! » ».
Et, M. Bertaud Jean de conclure :
« Sur cet excellent conseil, que je ne peux pas traduire en russe, pour M. Duclos, ce dont je m'excuse,
je remercie la police parisienne de tout ce qu'elle fait pour remplir un devoir difficile et dangereux. »
Manisfestation dans Paris le 17 Octobre 1961.
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