Algéroisement......vôtre
Elle devra attendre,- 1981 pour retrouver une place digne d’elle sur le sol Français.
Le 13 Février 1981, - sur la proposition de son maire monsieur Achille Peretti,
la ville de Neuilly prit l'heureuse initiative
d'extraire la statue de sa retraite et
de lui redonner un cadre digne de sa beauté et de son histoire.
- Le fait que le jeune duc ait trouvé la mort à Neuilly sur Seine,
ne devait rien au hasard, il y occupait probablement une résidence puisque les ducs d'Orléans
portaient également le titre de comtes de Neuilly.
C'est sans doute,- la raison pour laquelle, la ville de Neuilly, rendit cet hommage :
- à Ferdinand Philippe Louis d'Orléans, duc de Chartres, puis duc d'Orléans.
- à l'art, l'oeuvre de Marochetti, est magnifique de majesté, de légèreté et de mouvement.
- à l'histoire de la présence française en Algérie,
- aux rapatriés
qui retrouvaient avec l'émotion que l'on imagine ce splendide monument
qui avait orné durant si longtemps la place la plus populaire de leur capitale.
Merçi à Rémy Laven pour le texte ci dessous.
- Je reproduis intégralement le texte de Rémy Laven lors de ses « retrouvailles »
avec la Statue du Duc D' Orléans, je pense que j'aurai ressenti et écrit les mêmes choses,
Mais je savais que la statue était à Neuilly.....
Merçi à Rémy Laven pour cette photo
« Je l'ai découverte tout à fait par hasard,
au cours d'une promenade avec mon épouse,
par un bel après-midi d'automne, en octobre 2003.
Nous remontions tranquillement la superbe
Avenue Victor Hugo, déjà jonchée de feuilles mortes,
bras dessus bras dessous, en faisant des commentaires
admiratifs sur les somptueuses propriétés à demi cachées
par les arbres des parcs privés
Puis l'avenue a débouché
sur une petite place aménagée en rond point.
Et je l'ai vue . . .
Elle était là, qui m'attendait depuis quarante années !
L'ai-je reconnue immédiatement ?
je ne m'en souviens pas avec précision, mais je ne crois pas.
J'ai simplement ressenti comme une impression de déjà-vu,
quelque chose de trouble, d'indéfinissable.
Cette statue m'interpellait. Elle me disait :
« et alors, petit !... tu ne me reconnais
pas ? ».
J'ai pensé que j'étais peut-être déjà passé par ici longtemps auparavant.
J'ai regardé autour de moi, cherchant un indice,
un détail qui aurait pu me mettre sur la voie.
Mais il n'y avait rien.
Rien d'autre que cette statue qui me paraissait si familière.
A l'angle de la place, une plaque émaillée bleue : Place du Duc d'Orléans .
Alors j'ai réalisé.
Je me suis assis sur un banc, en silence, un peu tassé par l'émotion,
j'ai retiré mes lunettes embuées pour les essuyer.
Qu'est ce que tu as ?
m'a demandé Annie, toujours inquiète de la moindre anomalie de mon comportement
depuis ma crise cardiaque.
Rien... rien...
je viens juste de retrouver un ami ...
un très vieil ami que je n'avais pas revu depuis Alger.
Comme nous n'avions rencontré personne,
ma réponse ne l'a pas rassurée et
elle a sans doute pensé que dorénavant,
je ferais bien de restreindre ma consommation d'anisette à l'apéritif.
Alors je lui ai expliqué. Je lui ai dit tout ce que je savais.
Enfin... le peu que j'en savais. . . .
Rémy Laven
(novembre 2003)
Même les statues peuvent rêver...
Merçi à Rémy Laven pour cette photo
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