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La Place d' Isly
En 1868,- En arrivant sur cette place, on ne pouvait éviter la statue de Maréchal.
Elle était là, au centre de la place, érigée en 1852.
- Cette statue, modelée par M. Dumont et fondue par MM. Eck et Durand,
est en bronze, elle reposait sur un piédestal gris de mer provenant des carrières du cap de Fer.
L’illustre maréchal, est représenté avec son costume populaire, et sa fameuse casquette
qu’un refrain de marche à immortalisée.
- Elle restera au centre de cette place, jusqu’en 1927,
année où elle fut déplacée pour les besoins de la circulation, sur le côté droit de la place.
La statue du Maréchal Bugeaud.
Pendant 110 ans,- le Père Bugeaud, stoïque sur son piédestal,
verra défiler devant lui, toutes les générations d’Algérois, avant, comme son homologue,
le Duc d’Orléans, d’être déboulonné par le Génie, quand fut venu le temps de l’indépendance.
- Aujourd’hui, à Excideuil, derrière des remparts,
dans la citée médiévale, la vaste perspective des allées en direction des rochers de Saint Martin,
est ornée de la statue du Maréchal Bugeaud qui fut rapatriée d’Alger et inaugurée en 1999.
La place d'Isly et la statue du Maréchal Bugeaud.
Mais revenons en 1868, - La place était traversée par la rue du Marché d'Isly.
Elle séparait sur le côté droit, le Mont de Piété, et le collège Franco-arabe,
qui sera remplacé par l'Hotel du 19e Corps-d'Armée, qui deviendra dans les derniers temps
le siege de l'Etat-Major de la X° région militaire.
En face, le Magasin général des farines, qui deviendra, les magasins du Bon Marché.
- La rue du Marché d'Isly,
partait de la rue Bugeaud, pour aboutir sur le chemin de ronde qui courrait tout au tour des remparts,
donc au-dessus de la place, il n’y avait rien, seulement, quelques arbres.
Hôtel du 19e Corps-d'Armée.
Dans cette rue du Marché d'Isly,
- au numéro 1, était installée la Société des beaux arts, où se tenait le Salon d'automne.
Une exposition de peinture était ouverte au public, les dimanche et jeudi de 13 heure à 16 heures.
Les artistes et les amateurs étaient autorisés, à s'occuper d'étudier ou de copier les tableaux.
Des cours public et gratuit de dessin étaient donnés.
La rue d’Isly s'arrêtait là,- sur la future place Bugeaud, au-delà, c'était le quartier du roulage, avec ses petites guinguettes,
ses échoppes, pas un seul immeuble n’était construit.
Une route en mauvais état conduisait jusqu' à la porte d'Isly.
- Trente ans passèrent.
La Place d' Isly en 1900.
En 1898,- la Compagnie des Tramways Algériens (TA),
était créée, afin de constituer un réseau urbain dans Alger, une longue ligne fut construite,
à l'intérieur de la ville, partant de l'Hôpital du Dey, elle traversait Bab-el-Oued et le quartier Nelson,
passait dans les rues Bab-el-oued et Bab-Azzoun, devant l'Opéra, dans la rue d’Isly,
puis se dirigeait vers la station sanitaire, la futur rue Michelet.
- Le Maréchal,
qui à cette époque, regardait en direction du carrefour de la rue Rovigo,
vit les rails, passaient de chaque coté de son piédestal gris de mer.
La place d'Isly et la statue du Maréchal Bugeaud vers 1920.
Les années passèrent, - La rue du Marché d’Isly, céda sa place,
elle fut remplacée par la rue des Généraux Morris, qui débutait Rampe Bugeaud,
laissait sur sa droite, la rue de Tanger, passait au travers de la place d'Isly, avant de finir rue Dupuch.
- Vers 1930, la rue d’Isly, toujours suivie par les trams,
vit s’installer en face de la statue du Maréchal, une fontaine lumineuse.
- Dans l'angle Sud-Est, le bel immeuble qui abritait les anciens magasins
du Bon Marché, a été transformé et rehaussé de trois nouveaux étages.
Les magasins Le Bon Marché vers 1920.
Il abrite aujourd’hui,- un luxueux immeuble avec des magasins modernes.
- Là se trouvait le hall d'accueil de l' OFALAC, Office Algérien d'Action Economique,
dont les bureaux siégeaient au second étage.
- Avec le temps,
certains immeubles d’habitations se sont transformés en bureaux et en locaux commerciaux,
mais, les magasins résistaient et certains méritaient le détour comme celui de
Bouchara.
Il proposait des tissus de qualité aux ciseaux des couturières qui travaillaient sur
des patrons.
Immeuble du Bon Marché vers 1950.
La Place d’Isly, côté pile
En effet,- en 1950, ce n’était pas l’époque du prêt-à-porter,
les mères ajustaient des bouts de papier de soie aux formes bizarres sur les pièces d’étoffe,
achetées dans le magasin Bouchara, un travail de coupe, puis un passage à la machine à coudre,
permettaient alors, de donner forme à ces vêtements, que l’on s’empressait de mettre.
La Place d' Isly en 1952.
côte face
La visite de la rue d'Isly se poursuit ...... sur la page suivante ...
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