Les Belles villes d'Algérie
Blidah
Blida en 1908.
Nous terminerons nos récits de voyages par celui de M. Meunier,
directeur d'école primaire supérieure,
récit écrit en 1908 et illustrés par des photographies de MM. L. Moebs et A. Leroy.
« Dés le matin, nous quittons
Tizi-Ouzou pour aller sur Blida, nous voyageons par
la Compagnie de l'Est-Algérien, sur la ligne qui nous même de Tizi-Ouzou à Maison-Carrée.
C'est là que l'on quitte L'Est-Algérien, pour prendre Le P.L.M.
Maison-Carrée!,
les voyageurs pour Blida, Miliana, Orléansville et Oran change de train !
Bientôt, nous roulons sur le P.LM., nous n'en irons pas plus vite.
Mais, qu'à cela ne tienne, le pays est si agréable. »
Blidah La Gare
« Notre circuit, ne comprenait pas d'arrêt à Boufarik,
car le temps manquait, si on voulait arriver pour les fêtes du soir, à Alger.
Blida, ville de 28.000 habitants,
elle est la ville la plus importante de la Mitidja et la sixième de l'Algérie par sa population.
Elle ressemble à une Sous-Préfecture de Métropole,
mais, avec en plus, le ciel bleue, le soleil d'Afrique, dont la lumière répand sur toute chose
un sourire éblouissant qui est la fête perpétuelle des yeux.
Blida n'a pas conservé son caractère oriental,
même le quartier Arabe est de date récente comme la ville Européenne, il est relativement
bien construit, les rues y sont larges, bien
alignées et propres, les maisons basses présentent
régulièrement leurs petites échoppes servant de magasins où d'ateliers. »
Blidah La rue du Bey
« Les métiers y sont regroupés par rue :
Ici les marchands de comestibles,
plus loin, les négociants en tissus,
dans une autre rue, les forgerons
dont l'enclume résonne à nos oreilles,
tandis qu’en face,
les menuisiers poussent la
varlope,
ailleurs des hommes accroupis,
brodent en silence, avec des fils d'argent,
des porte-monnaie en maroquin.
Les autres curiosités
de Blida sont le superbe jardin Bizot, puis le Bois Sacré,
véritable forêt d'oliviers plusieurs fois séculaires,
gros comme des noyers, sous lesquels s'abritent des ficus
et des mimosas.
Ces troncs antiques, ces branches noueuses et tordues,
ce feuillage épais que traversent de rares éclairs de lumière,
font penser aux forêts de la Gaule que fréquentaient
les druides gaulois.
La présence sous ses ombrages d'une kouba ne contribue pas peu à cette idée.
Sous la coupole bleue, où reposent les cendres du Marabout, brule constamment une pâle veilleuse.
Par la porte grande ouverte, nous avons pu voir les indigènes des deux sexes, les pieds nus,
accroupis autour de son tombeau.
Un iman de sixième ordre, en des sons gutturaux, adressait des invocations. »
Blidah Hôtel du Ruisseau des Singes.

« Quand on va à Blida, une promenade à la Chiffa est de tradition, pour y rencontrer des singes.
Je dois à la vérité de dire que nous fûmes des mieux partagés, car nous en vîmes plus de quarante.
Après cette visite des gorges,
nous partons à fond de train sur la gare de Blida et en route pour Alger. »
Ainsi se termine la visite de M. Meunier,
à cette belle ville de Blida, en 1908.
Ballade en 1895, dans les petites rues de Blidah.
« Quittons cette Place d'Armes,
tant de fois photographiée et décrite, prenons sur la droite, la rue Bab-el-Rabah,
en direction de la porte du même nom, sur notre gauche, la rue de l'Antilope,
nous conduit Place Abd-Allalh.
Blidah La rue des Goulouglis et
la Mosquée Sidi Mohammed Ben Sadhoun.
Tournons sur notre gauche,
pour remonter la rue des Juifs, traversons la rue d'Alger,
sur notre gauche, nous allons bientôt rencontrer,
la rue du Grand Café, qui abrite la Djama El-Terk,
où du temps des Turcs, le gouvernement rendait la justice.
Poursuivons notre chemin jusqu'à hauteur de
la rue des Goulouglis, prenons sur notre droite,
pour entrer dans cette rue.
Quelques pas plus loin, à droite, nous côtoyons,
la Mosquée Sidi Mohammed Ben Sadhoun,
avec juste en face, sur la gauche, la rue Braham,
traversons la rue du Bey, et poursuivons notre chemin
jusqu'au square, là, nous avons à droite,
la rue Neuve et à gauche la rue Zaouïa.
Descendons cette rue Zaouïa,
au coin du dépôt de la remonte, prenons sur notre gauche,
la rue du Marché, qui aboutit au Marché Européen,
traversons dans l'autre sens, la rue du bey, et nous voici,
dans la rue Braham.
Descendons cette rue,
en direction du Boulevard du Nord, un peu avant la rue Grande, la rue commence à s'élargir,
et, elle atteint son maximum à hauteur des rues
Makouni et Bormarig.
Là nous avons deux rues, pour aller rue de l'orangerie, soit la rue Mahmound,
qui nous mènera jusqu'au mur de la ville, soit la fin de la rue Grande qui aboutit rue de l'Orangerie.
Blidah La rue du Grand Café.
et la Mosquée El-Terk.
A partir de là,
notre choix est limité, prenons sur notre droite,
la rue de l'Orangerie, puis un peu plus loin,
sur notre gauche, la rue Rabbin, qui aboutit
Place Zaouïa, passons la porte du même nom,
et nous voici de l'autre coté du mur, boulevard du Nord.
Si notre choix avait penché sur la gauche,
la rue de l'Orangerie, nous conduisait directement
place Bab-el-Sebt, après avoir coupé la rue Mered.
Mais prolongeons,
encore notre promenade, remontons la rue Mered,
jusqu'au marché Européen, tournons deux fois à droite,
pour descendre dans l'autre sens, la rue de la Plaine,
qui nous ramène en direction de Bab-el-sebt.
Traversons,
la rue Bleue, la rue Rouge, puis la rue de l'Orangerie,
juste à quelques pas du mur de la ville, empruntons
la rue Nennek, elle nous conduira place Bab-el-Sebt.
Passons la porte,
et nous retrouvons le boulevard du Nord.
Continuons notre promenade,
en contournant, le mur à l'angle de Bab-el-Sebt, pour entrer dans la ville par la porte des chasseurs.
Blidah La rue Abd-Allah
Longeons le boulevard de la République bordé,
par la caserne d'infanterie et le quartier de la cavalerie,
il nous mènera place Saint Charles, en laissant sur sa gauche,
la rue de l'Hôpital, puis à quelques pas de la place, sur la droite,
la rue Bizot, qui longe un côté du quartier de la cavalerie,
et abrite le collège communal depuis 1874.
Puis arrive,
la rue de la Manutention, plus loin, l'arsenal d'Artillerie,
et dans un recoin du mur d'enceinte, la Poudrière.
De là,
en direction de la porte Bab-El-Rabah, nous rencontrons
les rues Djenoun et Kaid Dira, qui aboutissement
place Saint-Charles.
Juste avant la Place Bab-El-Rabah,
la rue du bey Ben Khedda descend jusqu'à la Place d'Armes.
Au centre,
de la place Bab-El-Rabah, en face de la porte,
nous retrouvons la rue du même nom, qui aboutit,
elle aussi place d'Armes, légèrement sur notre droite,
la rue Neuve, va nous conduire place du marché Indigènes.
La rue Neuve,
borde le côté droit de la place du marché, contournons la place dans le sens des aiguilles d'une montre,
sur le coin gauche de la place, à 7 heures, se trouve la rue qui abrite
les Bains Maures.
Poursuivons notre tour de cadran, à 11 heures, nous avons deux rues :
- Une, dans le prolongement du côté gauche de la place, nous permet de rejoindre la rue d'Alger.
- L'autre, sur notre gauche, qui nous même place Abd-Allah.
Une fois arrivé place Abd'Allah,
nous avons en face de nous, la rue de l'Antilope,
que nous avons emprunté au début de notre promenade,
elle nous ramènera place Saint-Charles.
Voilà notre petite ballade en 1895 est terminée,- elle nous a permis de décrire ces rues moins connus de Blidah qui existaient avant l'expansion de la ville.
Blidah Le Marché Européen et la rue Grande.
La visite de la Ville de Blida se poursuit sur la page suivante.
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